Madame Nathalie Koscinsko-Morizet
Secrétaire d'Etat chargée de l'écologie
Ministère de l'Ecologie
20 Avenue Ségur
75007 Paris

 

 

 

 

 

                                                      Nice le 25 juin 2007

 

 

 

 

Madame la Ministre,

 

Je me permets d’attirer votre bienveillante attention sur un sujet qui peut en faire rire beaucoup mais qui en déplaise à beaucoup d’autres.

 

Je veux parler de ce discours que certaines personnalités du show-bizz qui de part leur statut de vedette se croient au dessus des lois et tant qu’on ne touche pas le politiquement correcte se permettent de tenir des discours qui mettent en danger des espèces animales déjà fragile.

 

Pour preuve ce chanteur et acteur Mr Yvan Le Bolloc'h qui s'est tristement distingué à l'antenne de France Inter en expliquant avec force et détails comment cuisiner le hérisson. Il a cru bon de décrire comment assommer un hérisson à coups de gourdin et comment le dépecer. En plus de l'insupportable cruauté envers un animal particulièrement vulnérable, cette incitation à la consommation et la destruction d'une espèce protégée est inacceptable.

 
La loi est claire : le hérisson est un animal protégé depuis 1976. L'article 1 de l'arrêté du 17 avril 1981 stipule qu'il est interdit de le détruire, de le mutiler, de le capturer même mort, de le transporter, de le vendre ou de l'utiliser. Les contrevenants risquent 6 mois d'emprisonnement et 9000 euros d'amende.

 
Les associations de protection animale ont soutenu la démarche de nos amis du Sanctuaire des hérissons en écrivant aux responsables de l'émission « Le fou du roi » pour que soient lues les lois en vigueur en direct. Ce qui a été fait. Hélas cette recette court sur les antennes, relayée par d'autres célébrités en vue.

 
Le 30 août, Yvan Le Bolloc'h sera en concert à Brest et « avec ses potes gitans, va raconter des histoires et donnera même la recette du hérisson ».

 

Je tiens à vous rappeler les engagements pris par Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. Ce dernier souhaitait : « recréer une biodiversité quotidienne avec le souci de repeupler nos campagnes avec les espèces qui se font chaque jour plus rares ». Nous lui mentionnerons que le devoir de tous est de protéger les animaux en grand danger où qu'ils soient. En effet, par souci de cohérence, il est impératif de se mobiliser et d'agir chez nous sinon comment peut-on espérer défendre les ours, les tigres ou les orangs-outans ailleurs ?.

 

Espérant vivement que l’appel des associations de protection animale suite à ces comportements inacceptables soient entendu.

 

Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, de recevoir mes sincères salutations respectueuses.

 

 

 

 

 

 

                                                                        Le Président